Dictionnaire du Navalais

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  • 16 novembre 2016 (Données Michel BOUDRY)
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Conception de :
Alexis Botton (63) ; Dominique Jaubert (65)
Mise en page :
Michel Boudry (65)


A B C D E F G H I J K L M
N O P Q R S T U V W X Y Z



Aiglon :

Du nom d’une salle située Place Puy Paulin où se déroulait chaque année une soirée au profit de l’Aumonerie. C’était l’occasion de donner une pièce de théâtre satyrique, écrite et jouée par des navalais et où les clés pour identifier les personnes visées de la strasse ou de la fac étaient assez faciles à trouver. Les titres les plus marquants des pièces jouées ont été : Clystère au poing, Russe Sainte Catherine, Pour quelques Louis de plus, Manions les squaws ou le salaire du trappeur ou encore Mâle Perthuis. Parmi les grands auteurs dont le nom est resté dans nos mémoires, on peut citer Force, Saliou, Ortolan, Rouquet, Hugard et tant d’autres….
Après la représentation, tout le monde se ruait sur la piste de danse au son de l’orchestre de la boîte dont les grands noms étaient Ducassou, Marion, Vaisse, Caillard. La soirée se finissait parfois très tard au bar colo (plutôt punch) ou au bar marine (plutôt whisky) dont les réputations en matière de breuvages alcoolisés n’était plus à faire. Le retour, à pied, par la rue Sainte Catherine et le cours de la Marne était plus ou moins louvoyant.

A l’aise :

se dit d’un fœtus qui n’a pas compris qu’on n’est pas là que pour rigoler et que, pendant les brimades, Monsieur l’Ancien a droit au respect et n’est pas encore son copain.

Allée de l’Artillerie :

nom de la portion du terrain de l’École menant du pointage et la cour d’honneur à la grande cour. C’est un lieu de passage quotidien et un lieu de mise en place des différentes compagnies lors des défilés.

Angiboust :

tradition de l’école annexe de Brest portant le nom d’un jardinier de l’hôpital maritime qui le 1er monta à l’envers sur un âne lors du défilé annuel des élèves déguisés. Il est revêtu d’un uniforme de médecin de marine, et chaque année sa casquette porte un galon de plus. Cette tradition est en relation avec un chirurgien de marine (19e siècle) resté 19 ans médecin de 3e classe, ayant omis de passer les concours.
Ce défilé, rue de Siam, était apprécié des Brestois. L’uniforme avec casquette, véritable haut de forme multi galonné, était visible, à partir de 1963, à la salle du souvenir de l’École.

Amphi :

Enceinte fermée servant normalement à la transmission du savoir, lieu aussi, pour les navalais, où on pouvait faire la sieste, trouver le grand amour ou chanter des paillardes. Celui de la boîte servait aussi aux légendaires projections du Ciné-club.

Ancres :

Motif brodé d’or porté sur la manche gauche composé de 2 ancres ( 1er 1/12e ) ou d’1 seule (1er ¼ ) selon le classement du porteur dans sa promotion. Objets des rêves de tout mulet.

Ancien :

Tout navalais appartenant à une promo antérieure à la sienne. N’ayant plus rien de commun avec le fœtus, parfois de 6 ans son cadet, il était l’objet du plus grand respect et de l’admiration pour les années d’école et de fac déjà accomplies. Chargé de l’accueil des fœtus lors des brimades.

Appariteur :

nom de l’huissier de la Faculté. Il ouvre les amphis, conduit les enseignants, affiche les résultats des différents contrôles de connaissance. Il lui arrive de simplifier sa tâche à l’extrême affichant par exemple les résultats d’un examen d’environ 300 étudiants ou plus sur un petit papier ou est écrit « Tout le monde est reçu sauf X » au grand dam de X.

Arrêts :

Punition infligée à l’élève déviant du droit chemin et qui, comme au Monopoly, envoyait directement au gnouf (ne passez pas par la case départ et ne touchez surtout pas 20 000 francs). On distinguait, selon la gravité du délit, des arrêts simples (AS) ou de rigueur (AR). Les premiers ne contraignaient qu’à passer la nuit sur les confortables bâts flancs offerts par le Bidel (voir ce mot), les seconds obligeant à y rester jour et nuit. La durée pouvait aller de quelques jours (2 ou 3 AS) à une ou deux semaines pour les délinquants les plus endurcis.

ASNOM :

Amicale Santé Navale Outre-Mer. Association de tous les anciens élèves de l’École, se donnant pour objectif de maintenir le lien entre les navalais après leur sortie de la boîte, de faire vivre l’Histoire des navalais et de leur École, d’éditer un annuaire des anciens élèves, d’honorer chaque année par des prix les élèves les plus méritants. Avec un siège national et une organisation en sections régionales, elle édite un bulletin et dispose d’un site internet (asnom.org).

Aspi :

Diminutif de Aspirant, dignité conférée à l’élève par son passage en 3e année. Matérialisée par un beau galon doré sur les manches, avec bordure de velours (cramoisi pour les médecins, vert pour les pharmaciens) et barré de deux sabords de même couleur. Pourra s’user pendant 4 ans (ou plus si affinités) jusqu’à la thèse.

Assimilé (Officier de Marine) :

Qualificatif désignant les officiers dans la Marine appartenant aux corps de service : Commissaires, Médecins, Pharmaciens, Ingénieurs etc… mais non au « borda ».
Lors d’un TGE, au cercle, un jeune navalais (de Brest) s’adressant de manière légèrement condescendante à un navalais (de Bordeaux) à ce sujet, s’entendit répondre avec humour « Mon pote si tu savais un peu de physiologie tu saurais que tout ce qui n’est pas assimilé est de la merde »

Aubertin (Pr) :

nom d’une famille de médecins universitaires bordelais célèbres.

  • Emile, le père est interniste à St André. C’est un redoutable, suscitant une crainte justifié des stagiaires ou externes de son service. Il fait l’appel des stagiaires tous les jours après la visite et mémorise les têtes.
  • Jean, le fils est interniste, diabétologue, infectiologue. Il affectionne les navalais et prépare plusieurs d’entre eux à l’agrégation marine de Toulon. Son petit frère sera navalais (promo 66). Il s’est occupé avec grande compétence du « Bordeaux médical ».

Auguste :

Estaminet historique situé face à la fac de la Victoire. Quartier général des navalais qui pouvaient y côtoyer les pékins et surtout les pékines avant, après, voire pendant les cours. Cet établissement existe toujours même si, malheureusement, il n’y a plus de navalais en terrasse.

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Baby :

Ca dépend s’il est suivi de « foot » ou de « bar ». Dans le premier cas, c’était un loisir sportif interne à l’École, dans le second cas, c’était un lieu de loisirs sportifs externe à l’École.

Bâche :

La célèbre casquette du navalais qui faisait tout son prestige et permettait de le repérer de loin. La coiffe qui la recouvrait était bleue en hiver et blanche en été. La bâche était ornée d’un macaron avec ancre de marine et, pour les aspis, d’un galon doré. Dans la coiffe se trouvait une baleine métallique qui était l’objet, de la part du navalais, de mauvais traitements : tordue dans tous les sens pour obtenir une casquette dite « masturbée », voire purement et simplement supprimée. Elle comportait aussi une courroie en élégant plastique noir, appelée jugulaire qui ne servait que pour les cérémonies. L’élégance suprême, qui avait un coût, était la bâche américaine qui s’achetait dans le commerce. Cette version Marine a été remplacée par la version Service de Santé des Armées, commune à nos amis santards, dont le macaron s’orne d’un caducée et dont la jugulaire est en fil doré.

Bal de la boîte :

Soirée de prestige (gala), qui avait lieu le soir du baptème de la promo. Se déroulant autrefois au grand théâtre, ensuite dans divers lieux bordelais, il était l’occasion, pour la bonne société bordelaise, de trouver un beau parti pour la fille de la famille et, là encore, à l’orchestre de la boîte (voir Aiglon) d’exprimer tout son talent. Il permettait à la Strasse d’aérer les Spencer.

Baptême :

Cérémonie militaire, réunissant dans la grande cour de l’École l’ensemble des promotions et, comme on dit dans Sud-Ouest, les plus hautes autorités civiles et militaires. Le maire de Bordeaux (longtemps Chaban Delmas) est souvent présent sauf si ce samedi-là un match du tournoi des 5 Nations est programmé.
La nouvelle promotion, après avoir écouté « genou terre » la carrière de leur illustre parrain, reçoit son fanion. La cérémonie était suivie d’une garden-party dans la cour d’honneur puis du bal de la boîte.

Bar :

Lieu de vie et de rencontres pour beaucoup de navalais. Les plus connus étaient le Plana, place de la victoire ou officiait l’ineffable Pépé et le Longchamp, voisin de la boîte, où l’on était accueilli par Maria. De toute façon, une bonne piste se devait de visiter plusieurs bars. A l’Aiglon (voir ce mot), le bar marine et le bar colo se disputaient la préparation et la vente de boissons exotiques (pas toujours avec modération).

Barbey :

cours bordant la boîte vers l’est et ayant donné son nom au nouveau bâtiment où les fœtus logeaient par chambres de 4. Ce bâtiment, construit en 1964, a été le premier démoli en 2015 pour laisser la place à un hôtel. L’élément le plus marquant de ce bâtiment était une grille de 4 mètres de haut qui servait à faire le mur. Au rez de chaussée se trouvaient les boîtes aux lettres des élèves, le vago (agence postale) et le bureau sport.

Barreau (de Lasserre) :

Il s’agit d’un fragment de barreau métallique issu d’une fenètre au rez de chaussée du Batiment Ferbos. Un élève ingénieux a scié ce barreau permettant de faire le mur facilement. Un système de vis permettait de le cacher des inspections et il ne fut jamais découvert.
L’élève, à sa sortie le remis au Général. Il était visible, alors, à la salle du souvenir.
Belote :Passe-temps pratiqué en carrée ou au cercle, en alternance, selon les préférences avec le baby-foot, le ping-pong ou le bridge, souvent accompagné d’une boisson anisée. Le joueur de belote n’était qu’exceptionnellement retrouvé au mot suivant.

Bibale :

lieu où devait régner en principe le silence et où on trouvait deux espèces d’élèves : le rat de bibale (variété de mulet) qui, ne supportant pas pour travailler, la promiscuité de ses camarades de carrée, y était tous les soirs pendant toute l’année, rêvant d’ancres (voir ce mot) et d’internat. Et le saisonnier qui, trois jours avant les exams, prenant conscience de la profondeur de ses lacunes, tentait de les combler par quelques nuits sans sommeil.

Bidel :

Ancien fusiller-marin ayant connu l’Indochine et l’Algérie. Pour ce vieux briscard, qui en avait vu d’autres, l’affectation à l’École, comme Capitaine d’Armes, constituait une pré-retraite paisible. Il savait faire respecter le règlement avec fermeté mais une certaine bienveillance. Responsable des perms, des punitions et de la feuille de service, son bureau vitré au pied des escaliers de Ferbos s’appelait le BSI (bureau du service intérieur) et lui donnait un point de vue stratégique sur l’ensemble de ses ouailles.

BJ :

Abréviation pour Belle Jardinière, maison de confiance du cours de l’Intendance, qui nous confectionnait nos uniformes (avait succédé aux maisons Balsan et Thierry) soi-disant sur mesure. Tout le monde se souvient que la BJ était en fait représentée par un charmant jeune homme qui mesurait, avec une grande conscience professionnelle et une certaine insistance, notre entre-jambes tout en nous demandant : « Vous portez à droite ou à gauche ».

Boîte :

NOTRE École
Successivement appelée « École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies », puis « École du Service de Santé de la Marine » et enfin « École du Service de Santé des Armées ».
Maintenant fermée et en partie démolie.
Le grand porche du 147 cours de la Marne où était le pointage, le bâtiment de la Strasse et notre vieux bâtiment Ferbos sont toujours debout et destinés à d’autres usages.
Elle occupait un terrain allant du cours de la Marne à la Place Ferbos le long du cours Barbey. Elle appartenait à la ville de Bordeaux et non au Ministère de la Défense, ce qui probablement à contribué entre autres à sa disparition

Bombe à eau :

sac en plastique (souvent c’est un préservatif) rempli d’eau que les navalais balance par la fenêtre sur la place Dormoy éclaboussant les passants. La strasse a dû à maintes reprises parlementer à ce sujet, suite à des plaintes reçues.
Boum : Petits hommes bleus chargés de l’entretien des parties communes, du service au self ainsi que de l’enseignement de l’accent et du vocabulaire bordelais aux navalais venant d’ailleurs. Corps ayant commencé à se féminiser à partir des années 70, on parle alors de « boumesse ».

Boüt (erie) :

L’aumonier, soutien spirituel des navalais, Il animait la CSVP et éditait Notre Lettre, lien indispensable, bien avant internet et face-book, entre tous les navalais disséminés de oar le vaste monde. L’endroit où il logeait et recevait était la boüterie, située au début de l’Allée de l’Artillerie.

Brimades :

passage initiatique obligatoire pour les fœtus, qui débutait dès l’arrivée au 147 cours de la Marne et se terminait par la reconnaissance. Au cours de ce mois des brimades, les Anciens cherchaient à éduquer, souvent (mais pas toujours…) avec humour, les nouveaux arrivants pour en faire de vrais navalais. Il était préférable pour le fœtus (souvent tondu) de rester dans le troupeau et de ne pas être trop connu comme forte tête, fils de Géné ou trop à l’aise (voir ce mot). Certains anciens avaient une réputation de féroces brimeurs (pas de noms…), il était bon pour le fœtus d’en être avisé rapidement pour éviter de mauvaises surprises. (Voir à pompes, solénoïde, conseil de guerre)

Bureau sports :

Tenu par le Maître principal, Maître d’armes, il était chargé de veiller à la bonne forme physique du navalais (mens sana in corpore sano). Il avait aussi la charge d’entretenir le matériel (ballons, épées, sabres, fleurets et haltères) et d’organiser les entrainements, les compétitions et les déplacements des nombreuses épreuves sportives auxquelles participaient les navalais. Le nombre de sports d’équipe ou individuels était considérable et l’Histoire a retenu des titres de champions marine et des victoires au Tournoi des grandes écoles dans pratiquement tous les sports : football, handball, rugby, basket, équitation, cross, aviron, escrime, judo, pentathlon moderne, athlétisme, etc….

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Carrée :

Le petit nid douillet servant de lieu de vie et de chambre à coucher à 4 navalais. Mesurant 30 m2 dans le bâtiment Ferbos, ce qui permit ensuite de les couper en deux et seulement 15 m2 dans le nouveau bâtiment Barbey, obligeant le recours à des lits superposés. C’est là que se sont souvent crées des amitiés pour la vie.

Cercle :

Lieu de rencontre et de détente pour tous les navalais. Tenu par les deux frères Dédé et Jojo qui veillaient à la nécessaire modération dans la consommation des boissons alcoolisées, il était le lieu des tournois de bridge, de belote, de baby-foot, de ping-pong ou de pétanque.

Choco :

Viennoiserie connue sous le nom de chocolatine, vendue au cercle, le plus souvent par deux : « Jojo, un lait fraise et deux chocos ». Cette modeste collation à 10h 30 ou à 17 h permettait au navalais moyen de repartir en carrée ou en bibale pour deux heures de mule en vue des exams ou des colles.

Chancre :

Officier du corps technique et administratif, dont la dénomination officielle mais peu compréhensible était OCTASSA. En fait c’étaient les seuls officiers ni médecins ni pharmaciens du Service de Santé. Leurs épaulettes ou bordures de galons n’étaient pas en velours mais en tissu rouge.

Chant de l’École :

Chanson apprise à tous les navalais fœtus par les anciens et pour leur vie entière.
Elle se compose classiquement d’un refrain et de 3 couplets (Marine, Colo, Sortie).

  • Refrain :
    • Quel que soit le cadre, l’Afrique ou l’escadre, dans un régiment ou bien à bord d’un bâtiment
    • On fera la noce, ou roulera sa bosse, mais qu’on foute le camp de cet ignoble, de cet ignoble
    • Mais qu’on foute le camp de cet ignoble établissement.
  • Couplet Marine :
    • Et s’il y en a qui prenne la marine, ils s’en iront vers de bleus horizons, bleus horizons
    • Ils quitteront Bordeaux cité chagrine pour le ciel bleu de la rade de Toulon.
  • Couplet Colo :
    • Et s’il y en a qui prenne la coloniale, devant ceux-là fœtus inclinez-vous, inclinez-vous
    • Ils partiront vers l’Afrique infernale, porter la science au pays des Bantous.

Couplet de sortie :

    • Et toi Géné, vieillard syphilitique, vieux fil de fer que la rouille a tordu, rouille a tordu,
    • Nous quitterons ta satanée boutique, en te foutant un grand coup de pied dans le cul.

Elle se chante debout et termine toutes les manifestations navalaises, ou d’anciens Navalais.

Classement :

La ligne bleue des Vosges sur laquelle tout navalais était censé fixer son regard. Combinaison complexe des notes de fac, de colles, de sport et de discipline, il permettait d’accéder aux ancres (voir ce mot) et de choisir la marine ou la colo en fin d’études. Les cartes étaient rebattues ensuite à l’École d’application pour le choix de la première affectation.

Cliniques :

Exercice de style où le navalais de 6e année était directement confronté, à l’oral, à ses Professeurs. Selon leur humeur, ceux-ci pouvaient avoir décidé de bien se marrer aux dépens du candidat souvent un peu pâle, (d’où, pour les latinistes, son nom d’albicans). L’équipe David-Chaussé/ Martin-Dupont était, pour cela une des plus redoutées.

Colle :

Interrogation répétitive sur le programme des derniers cours de fac, permettant de s’entrainer en vue de l’examen. Le mulet (voir ce mot) attendait toujours cette échéance avec impatience. Les capitaines de compagnie étaient chargés d’élaborer les questions et de corriger les épreuves. Les notes obtenues rentrant en compte pour le classement.

Colo :

Abréviation de « Troupes coloniales », ayant persisté dans le vocabulaire navalais (sans aucune connotation colonialiste) bien après la décolonisation et l’accès à l’indépendance des pays de notre ancien « empire colonial ». En fait, la plupart de ceux qui choisissaient cette voie à partir de 1960 étaient affectés outre-mer, en coopération civile ou militaire. « Porter la science au pays des bantous » et être, au-delà des mers au service des hommes, était le rêve et la vocation de beaucoup de navalais.

Compagnie :

groupe d’élèves de la même année d’études, possédant un numéro de 1 à 7 et correspondant à une promo qui, elle est désignée par le nom du parrain illustre qu’elle a choisi pour son baptême. Une compagnie est encadrée par un officier (médecin ou pharmacien), le capitaine de compagnie et par deux « fayots », adjudant de compagnie et son adjoint, dont il est parfois possible et toujours important de s’attirer la sympathie. La 1re compagnie est toujours commandée par un pharmacien en regard du programme important de chimie.

Conseil de guerre :

Cérémonie vespérale prenant place le 1er soir des brimades et destinée à distinguer par une punition symbolique les fœtus qui s’étaient fait remarquer, parfois bien involontairement et à leur corps défendant, ou pour des raisons d’hérédité galonnée ou étoilée. C’était l’occasion de quelques magnifiques réquisitoires de la part du tribunal, que n’auraient pas reniés Pierre Desproges et ses flagrants délires. La condamnation tombait, implacable, le fœtus voyant sa nudité recouverte d’œuvres plâtrées ou picturales du meilleur effet comme le tacot devant tourner sa manivelle ou l’éléphant devant faire bouger sa trompe.
Consiroles :

Nom d’un élève (promo 1905) dont la veuve a fait un important legs (la moitié de sa fortune) en 1979 à l’association des anciens élèves de Santé Navale conformément au désir de son mari. L’Asnom, héritière, attribue chaque année des prix aux élèves sortants les plus méritants et contribue aux fonds de « Solidarité Santé Navale ».

Couleurs :

Tous les matins, le navalais qui s’était réveillé au dernier moment, courait pour atteindre le self avant la fermeture. Il était malheureusement stoppé dans son élan, au milieu de la cour, par la sonnerie des couleurs qui l’obligeait à se figer au garde-à-vous, en enlevant sa casquette, jusqu’à ce que le pavillon tricolore soit arrivé en haut du mat. Après un redémarrage rapide, Il lui restait à négocier son petit-dej malgré la fermeture du self puis à aller se pointer.

Cours de la Marne :

Combien de kilomètres parcourus en allers et retours de la boîte à la Victoire, à l’époque où bien peu de navalais étaient motorisés. Parfois très tôt le matin, parfois en courant pour ne pas arriver en retard au cours ou à l’hosto, parfois sous la pluie, parfois tard la nuit, en retour de piste mais, dans ce dernier cas, sous pilote automatique, sans souvenir précis du trajet emprunté. Que de fois passées devant La Bovida, l’Homme chic, la Pharmacie Parlange le Sol y Sombra, pour ne citer que ces enseignes. Les Capucins, ventre de Bordeaux, est sur le chemin avec la cohue des jours de marché.
Anciennement Cours St Jean (avant 14-18), un couplet méconnu du chant de l’École y fait allusion.
Le transfert de l’Université à Carreire lui a fait perdre de son importance.

Cour des labos :

Endroit reculé et qui ne servait à rien, où le navalais n’allait que très rarement, sauf pour un rassemblement avant cérémonie ou pour rejoindre l’amphi (ciné club, allocution du Commandant de compagnie….)

Cranter :

Acte de la part des fayots ou de la strasse de relever une infraction au règlement justifiant une punition. Une fiche était alors rédigée et affichée au BSI (voir Bidel). On pouvait, par exemple, se faire cranter à une inspection pour coupe de cheveux défectueuse, bâche masturbée ou talons non cirés.

CSVP :

La conférence de Saint Vincent de Paul. Permettait aux navalais de venir en aide à des personnes seules, âgées ou en difficulté. Action humanitaire totalement bénévole qui s’ajoutait aux autres activités intellectuelles ou sportives pour faire du navalais un homme complet.

Cul rouge :

Nom donné aux Santards car le fond de leur képi était rouge, contrairement à celui de la « coloniale » qui était noir.

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Dormoy (Place) :

Espace arboré situé derrière le bâtiment Ferbos, toujours occupé par un certain nombre de Dormoysiens, joueurs de pétanque plus ou moins sympathiques et dont le langage fleuri avait un peu trop tendance à accuser les navalais occupant les carrées donnant sur la place d’avoir des pratiques sexuelles particulières (enc… navalais, avé l’accent de Bègles). Quelques beaux pugilats se sont déroulés sur cette place lorsque le conflit venait à s’extérioriser : Après préparation aux bombes à eau, l’envoi de troupes au sol pouvait s’avérer indispensable, les fémurs de la salle d’anat ayant même parfois servi d’armes d’estoc.

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Écoles annexes :

ensemble de 3 écoles de médecine navale (Brest, Rochefort, Toulon) préparant au concours d’entrée de l’École principale de Bordeaux. Les élèves sont externes, inscrit à la faculté de Bordeaux, et enseigné par des médecins et pharmaciens de Marine spécialistes dans les matières dites fondamentales. Il en sortait de très bons anatomistes et physiologistes.
Ces écoles fermèrent en 1963 suite à la réforme des études médicales et du concours niveau bac pour l’école principale.

Écoles d’appli (cation) :

Institut ou école chargée de parfaire la formation des médecins diplômés avant la 1re affectation, durant quelques mois.
Ceux qui ont choisi la marine vont à Toulon, les « coloniaux » vont à Marseille (Le Pharo), les aviateurs vont à Paris.
En 1970, (suite à la fusion) l’École du Val de Grace deviendra un passage obligatoire pour tous.

Entre lame et lamelle (aller) :

expression utilisée pour aller dormir.
Exams :L’échéance fatidique de juin (parfois précédée de partiels en février), conditionnant tout au long de l’année la vie du navalais : passage dans l’année supérieure, classement, ancres, galon d’aspi. Beaucoup moins redoutés des mulets que des adeptes de la procrastination qui fréquentent plus le cercle ou le bureau sports que la bibale.

Exercices chirurgicaux :

Nom d’un ouvrage de pratique opératoire en 2 tomes faisant partie de la dotation des navalais (années 60). Il est rédigé par des médecins militaires, et propose la réalisation, geste après geste, d’interventions chirurgicales classiques. Documents utiles en poste isolé

Externé :

Se dit d’un élève (au moins en 3e année) qui a décidé de quitter le giron protecteur de l’École pour louer une chambre en ville, souvent pour pouvoir y vivre librement d’amour (surtout) et d’eau fraîche (de préférence additionnée de Ricard) .

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Fac (Faculté) :

Lieu de tous les savoirs où nous allions (plus ou moins) religieusement, recevoir, dans notre bec grand ouvert, les nourritures intellectuelles (plus ou moins) indispensables que nous dispensaient nos professeurs. L’activité n’était pas totalement désintéressée car, de la restitution la plus exacte et la plus fidèle possible desdites connaissances, dépendait la note à l’examen, le classement, voire un éventuel redoublement.
Faculté mixte de Médecine et Pharmacie, Place de la victoire, pendant longtemps, elle est devenue Université de Bordeaux II (Sciences de la Santé) portant le nom de Victor Segalen, navalais et écrivain célèbre.
L’enseignement y est délivré sous forme de cours magistraux (en amphi), de Travaux Pratiques et d’Enseignements dirigés en salles annexes.

Facteurs :

Surnom amical donné par les camarades pékins aux navalais en raison de la couleur bleue de leur uniforme et de leur casquette.

Famille :

Suite de navalais dont le numéro matriculaire se terminait par le même chiffre (Exemple : famille des 2 : 2, 102, 202, 302 , etc…). Le navalais avait donc son père matriculaire, son grand-père matriculaire, etc… et il était reconnu et fétè (souvent de manière très festive !...) par sa famille à la fin des brimades. Cela aussi permettait parfois de créér des liens intergénérationnels qui pouvaient perdurer ad vitam.

Faux-col :

Mousse au sommet du demi-pression mais également col amovible de la chemise blanche faisant partie de l’uniforme des navalais jusqu’en 64.
Ils sont amidonnés, attachés à la chemise (sans col) par 2 agrafes. Leur entretien, mise en place et port, contraignantes, suscitent des remplacements type faux col en plastique facilement lavable associé à une cravate à élastique. Les chemises avec col attenant viendront régler le problème.

Fayot :

Mot pouvant qualifier deux catégories de personnels de l’école : D’une part, les sous-officiers et officiers mariniers chargés de maintenir un minimum d’ordre et de discipline et distribuer les cartouches de clopes (16 paquets), les bons de colis et les 8 timbres franchise-militaire. D’autre part des élèves qui, par leur comportement obséquieux avec les précédents et leur apparent respect des règles, peuvent être apparentés à des lèche-culs.

Feuille de service :

Papier A4 ronéotypé édité quotidiennement et affiché aux carrefours stratégiques de l’École et sur lequel figuraient tous les évènements, obligatoires ou facultatifs, programmés pour la journée ainsi que les moyens de locomotion permettant d’y participer. Il fallait déjà être familier du vocabulaire du Bidel pour comprendre ce que cachait le fourgon « Junker » ou le « canot major qui poussait à 14h30)…

Fiches thérapeutiques :

Documents d’enseignement de la thérapeutique, sous forme de fiches par maladie ou groupe de maladie typique de la Faculté de Bordeaux.
Elles sont écrites par plusieurs spécialistes sous la direction de FJ Traissac. Dotation des navalais en 5e année de Médecine.

Fœtus :

Navalais de première année. Même après la fin des brimades, le fœtus restait un fœtus pour ses anciens. On est donc toujours le fœtus de quelqu’un. Espèce particulière de fœtus : le fœtus téléphone : avant les portables et dans le brouhaha du cercle, il était capital de ne pas rater l’appel de sa dulcinée. Un fœtus était donc chargé de répondre à tous les appels et d’en aller quérir promptement le destinataire. Se méfier aussi des imitations : le faux-fœtus était, le jour de l’entrée à l’École, un ancien déguisé en fœtus qui se fondait dans le troupeau des nouveaux arrivants pour jouer les bons samaritains ou instiller des idées fausses ou des idées de révolte, durement réprimées par la suite pour les malheureux qui tombaient dans le piège.
Durant les brimades, un fœtus se présente à un ancien de la sorte : « je suis le fœtus à la con xX, Nième merde de cette foutue promotion de cons » (N étant son matricule).

Fusion :

Ce terme désigne la modification législative aboutissant au changement de statut des médecins militaires en 1970.
La spécificité Marine et Colo de Santé Navale disparait, les Services de Santé de la Marine, de l’Air, de l’Armée de terre sont intégrés dans un Service de Santé des Armées. Santé Navale devient l’École du Service de Santé des Armées de Bordeaux, sœur de l’identique à Lyon.
Plusieurs démissions ont suivi ce changement, car ceux qui voulaient rester dans leur corps d’origine voyaient leur avancement compromis ou bloqué.

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Grille du géné :

Elément de clôture métallique, peu haut mais surmonté de pointes qui était un des points pour faire le mur dans le sens de la rentrée. Un peu à risques car très voisin, comme son nom l’indique, des appartements de la strasse. Du fait de ses pointes acérées, ce moyen de faire le mur n’était pas recommandé en cas de déficit d’équilibre dû à une consommation un peu trop importante de boissons alcoolisées. L’histoire se souvient d’étoffes déchirées ou de traumatismes plus profonds.

Géné :

personnage étoilé, placé au sommet de la hiérarchie ne se montrant que lors des cérémonies. Qualifié de « vieillard syphilitique » dans le chant de l’École, ce qui n’est pas très aimable car, de nos jours, il aurait été guéri par la pénicilline dès la phase primaire et car il était beaucoup moins vieux que la plupart des membres de l’ASNOM maintenant.

Gnouf :

Pièce obscure et peu confortable remplaçant épisodiquement la carrée pour les victimes d’arrêts infligés par le Bidel et le sous-cul. On y trouve des éléments peu respectueux des règlements de l’autorité ou tout simplement de la propreté de leur uniforme, de leurs chaussures ou de leur coupe de cheveux, ayant abusé des fausses perms, du mur ou des pistes. On n’y rencontre jamais de mulets, de fayots ou de rats de bibale.
Les nuits y sont difficiles compte du bas flanc en planches inclinées. Les murs sont ornés de dessins ou de quelques aphorismes sarcastiques tel « la médecine militaire est à la médecine ce que la musique militaire est à la musique »

Grégoire et Oberlin :

ouvrage d’anatomie en plusieurs petits tomes, prêtés à tous Navalais au début de ces études. Il est plus succinct et plus facile que le Testut ou le Rouvière pour apprendre (et oublier 7 fois) cette matière fondamentale.

Guignolet :

Boisson du dimanche au cercle

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Hosto :

Enfin le contact avec les malades, les premières gardes, les premières ponctions…. La médecine s’y est toujours apprise par compagnonnage mais les internes, les chefs de clinique et les patrons savaient nous faire prendre conscience de la profondeur de notre ignorance.

Hourtin :

Petite ville située au sud du Médoc, au bord du Lac d’Hourtin-Carcans-Maubuisson. C’est là que, dans le centre qui recevait tous les appelés de la Marine Nationale pour leurs classes, notre formation marine de base était assurée, en fin de première année au milieu des pins, dans les dunes et sur le lac. Cross, aviron, permis bateau, un petit air de vacances nautiques après des examens de première année éprouvants pour les nerfs.
C’était un centre de formation maritime ou nombre de sportifs de hauts niveau locaux, pistonnés (notamment rugbymen) accomplissaient leur devoir national.

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Inspection :

Activité de groupe programmée assez régulièrement par la strasse pour vérifier la conformité et la propreté de la tenue du navalais de la tête (cheveux, bâche) aux pieds (chaussures).
Elle a lieu 1 fois dans la semaine par l’officier de garde et 1 fois par mois par le sous-cul. Il s’agit de relever les infractions qui faisaient l’objet d’une fiche de punition et donnait droit à quelques jours de gnouf.
Certains en font un show tel le beau Raynaud, dans son caban colo magnifique mais non réglementaire, qui traverse les rangs d’un pas lent et calculé. D’autres en font un parcours de vitesse (tel Mulet) qui regarde ses chaussures plutôt que celles des élèves…
Le Bidel relevait les infractions. L’inspection concernait aussi parfois les carrées (v. ce mot) pour la propreté, l’ordre et le lit.

Internat :

Le rêve du mulet ou de celui qui portait des ancres depuis la première année. Concours, ouvert aux seuls externes jusqu’en 68, nécessitant deux ans de préparation, mais ouvrant directement sur la carrière hospitalière pour ceux qui le réussissaient (4 par promo environ). Il était parfois aussi l’occasion de décider de quitter le service pour poursuivre une carrière civile, ce qui créait un conflit majeur entre l’intéressé et l’institution et qui a conduit, selon les périodes, à des interdictions de concourir.

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Lacarin :

Photographe bordelais ayant pratiquement l’exclusivité des cérémonies de l’École. Il est chargé d’immortaliser sur papier argentique les navalais en uniforme, individuellement et en groupe pour la légendaire et indispensable photo de promo.

Lâcher des fauves :

Cérémonie traditionnelle très anxiogène pour les fœtus, se déroulant en fin d’après-midi de la première journée des brimades. Les fœtus sont à genou dans la cour, encore en civil, et les anciens arrivent doucement sur eux en vociférant (ça va chier fœtus !!!) accompagnés par la célèbre musique d’enterrement (St James Infirmary Blues) de Louis Armstrong. A l’issue un certain nombre d’individus étaient traduits devant le conseil de guerre.

Lait fraise :

Boisson non alcoolisée favorite du navalais au cercle. Dédé et Jojo possédaient le secret du dosage du sirop de fraise et du lait. Etait en général accompagné d’une ou deux chocolatines, surtout pour ceux qu’un sommeil trop profond ou un coucher trop tardif avait privés de l’excellent petit-déjeuner proposé par le self.

Le Longchamp :

Bar du Cours de la Marne, près de l’École tenu par Jo et son épouse Maria. Il est fréquenté par plusieurs navalais fidèles qui prolongent ici les heures d’ouvertures du cercle et qui y retrouvent des étudiantes des Beaux-Arts voisins. Flipper, belote, Yam, brèves de comptoir, font passer le temps sous l’œil amusé et bienveillant de Maria qui alimente parfois gentiment ses clients.

Lingerie :

repaire de boumesses ou le navalais donne son linge sale… et lieu de prédilection de certains fayots célibataires géographiques.

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Mai 68 :

évènement social et estudiantin bien connu sans répercussion pour l’École.
Le Géné, (Med Gal Fuchs) interdit temporairement le port de l’uniforme en ville, les médias ne mentionneront aucun navalais manifestant.
Les cours sont reportés, les examens différés ou donnés. L’externat est aboli, l’internat modifié.
Les enseignants se comporteront différemment selon leurs aspirations. Certains soutiennent les étudiants et le changement, d’autres restent fermes devant cette gabegie possible.

Major :

C’est l’élève classé 1er d’une promotion. Il existe le major d’entrée, éphémère, et le major de sortie qui aura son nom gravée sur une plaque à la salle du souvenir. C’est lui qui lors des défilés porte le fanion de la compagnie (promotion).

Marcus :

Diminutif de Marquevielle, la hantise des 1re années, capable, par une seule note inférieure à 6 en biochimie, de provoquer le redoublement. Grand adepte du cycle de Krebs, bien qu’on ne l’ait jamais vu sur un vélo.

Marine :

Un des objectifs de certains navalais qui, après une École annexe située dans un port (Rochefort, Brest et Toulon), décidaient que leur carrière se déroulerait à bord des bateaux gris de la Marine Nationale. Cependant, alors que 70% des navalais allaient servir dans la colo (voir ce mot), la tradition marine imprégnait fortement la vie à l’École, depuis le nom de l’École de Santé Navale et l’uniforme jusqu’au vocabulaire du navalais. La fusion allait, à partir du début des années 70, atténuer très lentement ces traditions, à commencer par le nom officiel de l’École, devenue École du Service de Santé des Armées, comme sa sœur jumelle de Lyon-Bron, et l’apparition d’un nouvel uniforme commun à tous les élèves et officiers du Service de Santé des Armées (sauf ceux servant dans les forces).

Matricule :

Numéro attribué à chaque navalais à son arrivée à l’École et correspondant à son classement. Ce matricule le suivra pendant toute sa vie de navalais, se substituant même parfois à son patronyme dans la tête de certains fayots. Les deux derniers chiffres du matricule permettaient de définir une famille matriculaire, le 425 étant, par exemple, le père du 525 et le 325 son grand-père.

Médecine Trop (icale) :

Spécialisation faite en dernière année à Bordeaux (sanctionnée par un diplôme) puis au Pharo en vue des affectations Outre-Mer.
Les navalais reçoivent en trousseau à ce sujet un remarquable ouvrage « Pathologie Exotique » écrit par des anciens coloniaux sous la direction de M. Martin. Il sera supplanté par le « Médecine Tropicale » de Gentilini.

Ménégaux :

auteur d’un ouvrage de Pathologie chirurgicale donné en dotation à tous les navalais dans les années 60. Il servira de référence, à une certaine époque, pour les examens en QCM, de séméiologie et de pathologie chirurgicale.

Moga :

Nom d’une famille bordelaise connue pour sa boucherie (aux Capucins) et par 2 frères (Fanfan, Bambi) rugbymen du CAB. Il s’instaure une amicale relation entre eux et le rugby navalais qui durera jusqu’au centenaire.

Moco :

surnom des marins provençaux (Toulon) par opposition aux marins bretons (Ponantais).
A une époque l’École était composée pour environ 1/3 de Bretons, 1/3 de Moco et 1/3 d’autres.

Mousse :

Désigne familièrement la bière. Alternative un peu plus corsée au lait fraise. Une des boissons favorites du navalais les soirs de piste, elle n’était pas toujours consommée avec la modération nécessaire, avec quelques effets collatéraux en raison d’un degré d’alcool de l’ordre de 4°. Selon la quantité consommée, avait aussi d’incontestables vertus diurétiques.

Mulet :

Les yeux rivés sur le classement et les deux ancres de quelques camarades comme sur la ligne bleue des Vosges, le mulet a une notion plus quantitative que qualitative du travail et accumule les heures de travail en évitant de fréquenter des lieux de perdition que sont, pour lui, le bureau sports ou le cercle et, à plus forte raison de tirer des pistes.

Mur (faire le) :

Seul moyen de sortir de la boîte ou d’y entrer, lorsque c’était interdit ou que l’heure était trop tardive. Nécessitait une bonne connaissance des lieux, quelques talents de grimpeur et un bon sens de l’équilibre. Les deux voies les plus classiques étaient la grille du Géné et la grille Barbey. Pratique rigoureusement interdite par le règlement : Le navalais était parfois attendu en bas du mur par un fayot, ce qui entrainait automatiquement une fiche de punition.

Mutante :

Fœtus de sexe féminin. Espèce apparue à la boîte en 1974 pour le bonheur de tous, sauf des mulets car la concurence à la Bibale et pour les ancres, allait devenir encore plus féroce que par le passé. On se souvient du Titre de la pièce féministe jouée à l’Aiglon en leur honneur : « Manions les squaws ou le salaire du trappeur ».

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Notre lettre :

Le bulletin de liaison réalisé par les navalais et édité par la boüterie. C’était le lien indispensable entre les élèves à la boîte et leurs Anciens partis porter la science au pays des Bantous. Les vieux exemplaires de Notre lettre sont des pièces de collection et des éléments de mémoire irremplaçables. A été transformé, après la fermeture de l’École, en site internet : notre lettre. com

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Paillardes :

Chansons destinées à mettre de l’ambiance dans le bus de la fac, dans l’amphi ou dans les troisièmes mi-temps. Les paroles imagées et plus ou moins poëtiques se trouvaient dans le bréviaire du carabin mais étaient assez vite connues par cœur. La petite Charlotte ou la P’tite Huguette, les moines de Saint Bernardin, le wagon de Constantine et le De Profundis morpionibus restent de grands classiques.

Pékin(e) :

Civil, donc tout ce qui n’est pas navalais : Nos camarades de la fac sont des pékins et des pékines. Mais on peut aussi prendre des risques pour faire l’élégant en portant des pompes pékines à l’inspection ou sortir en pékin alors que c’est interdit.

Perms :

autorisation de s’absenter pour quelques jours ou quelques semaines pendant les vacances, en général pour aller retrouver sa petite amie. A ne pas confondre avec la fausse-perm, (beaucoup plus répandue) qui est la même chose mais sans autorisation, nécessitant la collaboration des camarades de carrée et souvent sanctionnée, en cas de découverte du pot aux roses, par quelques jours de gnouf.
Piaule :

Autre nom donné à la carrée. Lors de l’externement, le navalais devait avant tout se trouver une piaule en ville.

Pieu :

Meuble destiné au repos, plus couramment appelé lit. Il y en avait quatre par carrée et il était en principe recommandé de ne pas y passer trop de temps dans la journée, surtout en cas d’inspection de chambre. Devait être refait tous les matins selon un protocole bien établi avec un rabat du drap supérieur sur la couverture de 24 cm. Pouvait aussi faire l’objet d’une innocente plaisanterie de la part des petits camarades : le lit en portefeuille, très désagréable surprise pour l’intéréssé se couchant tard et obligé de refaire son lit.

Piste :

Sortie, en général nocturne, et s’effectuant à plusieurs, consistant à tester les mousses ou les Ricard de plusieurs estaminets, souvent situés sur le cours de la Marne, autour des Capucins ou Place de la Victoire. L’occasion pouvait être un anniversaire, un soir de colle, la Reconnaissance ou un évènement sportif. Si l’aller était simple, le retour pouvait être plus compliqué et nécessiter le secours d’un guide.

Plana :

Un des objectifs préférentiels de toute piste (v. Ce mot). Cet établissement était tenu par Pépé qui connaissait ses clients navalais par leur prénom, voire leur surnom. Il était recommandé de ne pas y commander de Coca ou de lait fraise mais uniquement de vraies boissons d’hommes. On y a vu des porte-drapeaux santards ou belges venus pour le baptême y consommer du Ricard avec très peu d’eau.

Plougastel :

Elégante pièce d’habillement issue de la marine, attribuée au fœtus à son arrivée jusqu’à son remplacement, après quelques semaines de patience, par le bel uniforme à 8 boutons confectionné par la BJ et dans lequel on se sentait tout de suite un autre homme.

Pointage :

Petit guichet situé sous le porche du 147 cours de la Marne et où chaque navalais devait donner chaque jour avant 9 heures son matricule à un fayot ou à un matelot. En cas d’absence injustifiée (v. fausse perm), on pouvait essayer de pointer un copain mais le succès n’était pas assuré. C’était aussi le sa entre le monde extérieur et l’École et le lieu de rendez-vous entre un navalais et toute personne venant de ce monde extérieur (souvent de sexe féminin).

Pompes :

En général par série de 10, une des sanctions les plus courantes pour les fœtus ayant fauté : « Pompe fœtus ». Cela avait au moins l’avantage de nous maintenir en forme physique

Potard :

Elève pharmacien, se distinguant de ses camarades par le velours vert émeraude bordant ses galons. Beaucoup moins nombreux que les médecins, mais la qualité ne remplaçait-elle pas la qualité.

Promo :

Désignée par les deux derniers chiffres de son millésime (Ex. promo 57 pour les élèves entrés en 1967), c’est l’ensemble des élèves de la même année d’entrée (voir aussi compagnie). Les inter-promos étaient des tournois de sports d’équipe opposant les promos entre elles et toujours très disputés, occasion, ensuite, pour le vainqueurs, de fêter ça et, pour les perdants, de se consoler au cours de la troisième mi-temps qui était, sans doute, la plus importante.

Profs :

Difficile de retenir un nom plus qu’un autre dans cette voie lactée où brillaient les étoiles de la médecine de la deuxième moitié du XXe siècle. Ils nous faisaient l’honneur de nous faire partager l’infime partie de leurs connaissances encyclopédiques que nous étions capables d’ingurgiter mais pas forcément de métaboliser immédiatement. La qualité de cette digestion était ensuite appréciée par eux lors des examens et en particulier des cliniques (v. ce mot) où ils se marraient bien.
Un certain nombre sont passés par Santé Navale : Staeffen, Leng-Levy, Moretti, Pouyanne, Amouretti, Sénégas, Clementy, Dehais ….

Pucelle :

L’origine de cette dénomination donnée à l’insigne de l’École reste obscure. Gravé au verso du matricule de son propriétaire, elle ne quittait la cravate sur laquelle elle était épinglée que pour être remise solennellement à l’élue de son cœur, juste avant la bague de fiançailles (qui revenait un peu plus cher !)

PVR (Pasteur Valery Radot) :

auteur d’un ouvrage de Pathologie médicale (3 tomes) donné en dotation à tous les navalais dans les années 60.
Dans la catégorie vieux grimoires, ce Pavé Vraiment Rébarbatif, apparait dépassé par certains documents et servira plus par son poids et son aspect décoratif que par son contenu.

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Reconnaissance :

La fête pour les fœtus puisque cette journée correspondait à la fin d’un mois de brimades, qu’ils étaient désormais considérés comme des navalais à part entière et qu’ils étaient adoptés, voire adoubés par leur famille matriculaire à travers un certain nombre de rites initiatiques plus ou moins arrosés des meilleurs breuvages. La soirée se terminait souvent à la fête foraine d’automne aux Quinconces.

Repas des thésards :

dernier repas à l’école de la promotion sortante.
Le Général, le sous-directeur le commandant de compagnie sont là. Il est distribué les médailles des élèves méritants dans chaque discipline sportive. On entonne une dernière fois ensemble le chant de l’École.
A l’issue, nombreux pratiquent un tour d’honneur nostalgique dans la cour accompagné de quelques vociférations à l’encontre des fœtus. Mais tous ressentent bien que cette bienheureuse insouciance de nos études est maintenant terminée.

Revues médicales :

Soutiens indispensables à la préparation des examens et surtout de l’internat : Les principales étaient la Revue de Médecine, la Revue du Praticien, le Concours médical, La Presse médicale ou le Bordeaux médical.

Ricard :

Un des apéros du navalais au cercle ou à l’extérieur (voir aussi mousse et guignolet). La maison Ricard sponsorisait aussi quelques manifestations en permettant aux navalais de recevoir dans ses salons pour des pots ou en prêtant sa camionnette 404 Peugeot à toît ouvrant pour l’arrivée solennelle de Monseigneur Degos lors du lâcher des fauves.

Rigaud (Pr) :

Professeur d’anatomie célèbre et ancien Navalais (promo 26). Il circule de nombreuses histoires cocasses à son sujet quand il était navalais ou plus tard. Son penchant pour la « bouteille » est notoire, il vit avec une polynévrite accentuée et se fait aider pour se déplacer et dans ses cours par un assistant remarquable dessinateur (Dr Kamina).

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Saint André (Hôpital) :

C’est l’Hôtel-Dieu de Bordeaux. Il est en centre-ville face au tribunal de Justice place de la république.
Il persiste, jusqu’à fin 60 quelques sœurs soignantes. Il comprend des services de médecine, chirurgie et spécialités. Quelques grands médecins, parfois anciens navalais° y servent comme chef de Service : Leng-Levy°, Saric, Aubertin, Moretti°, Staeffen°, Traissac, Le Bras°… pour ne citer qu’eux.
Son « Pavillon » des entrées, dans la cour centrale, accueille les patients jour et nuits. Ce dernier pouvant devenir les nuits de garde une véritable cour des miracles.

Saint Nicolas :

Caserne de l’Armée de Terre ou étaient logés nos alter égo culs rouges détachés à Bordeaux. Elle devint le siège de la Direction régionale du Service de Santé.

Salle d’anat :

Petite bibale annexe donnant sur la cour, d’utilisation confidentielle et saisonnière, fort agréable en mai juin pour préparer les exams. Non fréquentée par les vrais mulets qui lui préféraient l’ambiance feutrée de la vraie bibale.

Salle du souvenir :

petite salle d’un des bâtiments transversaux ou sont visibles les souvenirs et une partie de l’histoire de l’École. On y trouve l’uniforme d’Angiboust, les photos de toutes les promotions, les noms de différents majors de promotion, etc…

Sana :

surnom de l’hôpital Xavier Arnozan, situé dans un grand parc à Pessac, spécialisé dans la médecine et la chirurgie pulmonaire. La tuberculose y est bien présente puis de moins en moins.
Fréour, Tessier, Monmayou, Laumonier, Couraud sont les principaux praticiens dans les années 60.
On pouvait assez facilement avoir des postes de fonction d’interne.

Santard :

Nos camarades, homologues ou alter-ego de l’École du Service de Santé de Lyon, d’abord située cours Pinel non loin des quais du Rhône puis transférée à Bron sur un vaste campus. Ayant passé ensemble le concours d’entrée, nous en étions ensuite séparés par le choix des Écoles. Compte-tenu de la distance géographique, nous ne les côtoyions qu’assez peu sauf lors des compétitions sportives et des baptêmes de promo où ils revêtaient un magnifique uniforme de cérémonie avec bicorne, appelé la « tenue Pinder », rappelant celui des Polytechniciens mais avec un pantalon rouge. Nous les retrouverons, à partir de 1970, pour mieux les connaître et les apprécier, en Écoles d’application au Val de Grâce ou au Pharo.

Savonnette :

nom d’une brimade consistant à sortir de l’eau du lavabo, avec la bouche, une savonnette. Exercice plus ou moins difficile mais souvent désagréable pour la bouche ou les yeux.

Segalen (Victor) :

Navalais (promo 1898), Médecin de Marine et écrivain, célèbre.
Il donnera son nom à l’Université de Bordeaux II (Sciences de la Santé) à la création des 3 Universités Bordelaises dans les années 70.

Self :

Il fallait bien apporter de l’énergie aux neurones en fusion de nos jeunes cerveaux en plein développement. Le réfectoire, en self-service tenu par les boums, était là pour assurer cette fonction vitale matin, midi et soir. Par tablées de 10, chacun, doté de sa timbale métallique et de ses couverts purs inox gravés au chiffre de l’École, recevait sa juste portion de hachis Parmentier, choux de Bruxelles et autres découvertes gastronomiques. Les jours de fête, menu amélioré arrosé de Roc de Puisseguin.

Shunt :

terme désignant le privilège des élèves de dernière année vis-à-vis de la queue du self (réfectoire). Ces élèves ont le droit de shunter cette queue qui peut être plus ou moins longues selon l’horaire.

Soleil levant :

voir Taverne du midi

Solénoïde :

Figure acrobatique réalisée par le fœtus sur l’aimable demande de Monsieur l’ancien et nécessitant un certain entrainement pour arriver à passer à travers le bureau à tiroirs de la carrée. Le plus chiant étant ensuite de remettre les tiroirs à leur place et tout ce qu’il y avait dedans.

Sonneries :

Comme disait Brassens : « Je ne fais pourtant de mal à personne en n’écoutant pas le clairon qui sonne ». Les sonneries de clairon, traditionnelles de la Marine, étaient censées rythmer la vie du navalais (lever, couleurs, repas, messe, etc…), mais boules quiés et sommeil profond aidant, elles n’étaient pas toujours suivies de l’effet souhaité par le Bidel. Utilsées aussi pour les inspections et les cérémonies : La Berlotte, Aux champs, Aux morts, etc…)

Sous-cul :

Surnom du sous-directeur de l’École. Il est le « chef de corps » et à ce titre il commande les troupes lors de défilés ou cérémonies militaires.
Personnage galonné et craint, chargé de maintenir le troupeau dans le droit chemin et dépositaire de la signature et du cachet indispensables à la validation des perms et des jours de gnouf, sur proposition du Bidel.

Staeffen (Pr) :

Médecin universitaire gastro entéro hépatologue et ancien Navalais (1948).
Il est célèbre pour ses cours magistraux, qu’il théâtralise volontiers, d’un haut niveau pédagogique. Il affectionne les aphorismes cliniques permettant une mémorisation facile (on s’en souvient encore) type :

  • Ictère insidieux, indolent, implacable du néo de la tête pancréatique.
  • Ictère douloureux, fébrile, oscillant, de la lithiase cholédocienne.
  • Jeune soldat jaune pour l’hépatite virale épidémique (A)
  • Anémie patriotique de Biermer avec moëlle bleue, estomac blanc, langue rouge.
  • Fair forty fertile female pour le terrain lithiasique biliaire.
  • Les vents qui précèdent la pluie du Météorisme avant l’ascite.

Comme Molière, Il décèdera en plein cours.

Stagiaire :

Nos camarades africains ou asiatiques qui venaient partager, pour le meilleur et pour le pire, nos années d’École et de Fac. Ils portaient sur l’épaule l’indication de leur pays d’origine. Ils venaient des ex AOF AEF Indochine, de Madagascar, du Maroc, pour la plupart. Ils étaient, à une époque, parfois surnommés affectueusement les « Balubs ».
Un éthiopien anglophone intégra en 1962. En 1 an, il réussit l’exploit d’apprendre le français et de faire CPEM-1re année de Médecine. C’est lui qui plus tard annoncera, à Addis Abeba, l’éradication mondiale de la variole.

Strasse(ux) :

Ensemble des personnages galonnés voire étoilés qui participaient à la gestion administrative et militaire de l’École. Ces strasseux étaient, par ordre hiérarchique : le Géné, le sous-cul, l’adjoint au Directeur, le Directeur des études, l’officier d’administration et les capitaines de compagnie ou chargés d’enseignement.

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Taverne du midi :

Refuge du permissionnaire débarquant du train couchettes de Quimper ou Toulon, cette brasserie située face à la Gare Saint Jean permettait de se revigorer d’un grand crème et de se réchauffer (l’hiver) avant de remonter le Cours de la Marne pour retourner au turbin.

TGE :

Le Tournoi des Grandes Écoles : compétition sportive où s’affrontaient, dans la plupart des sports, collectifs ou individuels, les élèves des écoles militaires de Saint Cyr, Navale, Polytechnique, Air, plus Santé Navale et Santé Lyon. Inutile de préciser que l’enjeu honorifique était de taille pour chacune des Écoles. Nous étions bons en Rugby, Natation (entrainés un temps par J. Boiteux médaillé d’or olympique), Escrime, Equitation.

Thésard :

Ancien arrivé au terme de son cursus universitaire et s’apprêtant à quitter la Boîte après avoir soutenu sa thèse de Doctorat en médecine devant un jury de Professeurs de la Fac, en général assez bienveillants, d’autant plus qu’ils étaient ensuite invités à arroser cela avec l’impétrant, ses amis et sa famille. Les thésards de toute la promo se retrouvaient à l’École pour leur banquet, le banquet des thésards, à la suite duquel ils menaient une dernière offensive nocturne contre le bâtiment Ferbos.

Thèse :

L’objectif final sanctionnant la fin des études et permettant de quitter définitivement cette « satanée boutique » en accédant d’un seul coup au titre de Docteur en médecine et aux deux galons de médecin lieutenant. L’écriture de ce volume d’une centaine de pages nécessitait de trouver un sujet, un Patron qui pouvait être tatillon et faire remettre plusieurs fois l’ouvrage sur le métier, de passer des heures dans « l’index medicus » pour la biblio (il n’y avait pas d’ordinateurs au XXe siècle !), de penser à des dédicaces originales et enfin à un imprimeur pas trop cher, le tout devant être bouclé pour fin septembre. Refuser de passer sa thèse pouvait être le moyen pour certains de quitter ce corps de santé militaire où ils ne se sentaient pas bien mais l’Institution se défendait et ce n’était pas un partie de plaisir pendant de longs mois.

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Unif :

Abréviation d’uniforme. Notre beau costume croisé à 8 boutons dorés avec ancre de marine : bleu l’hiver et blanc, voire kaki, l’été (avant la fusion). Remplacé par un unif unique, bleu marine quand même, avec boutons à caducée, commun aux ÉcoleService de Santé des Arméess de Lyon et Bordeaux et à tous les officiers du Service de Santé. Dans tous les cas, galonnage sur les manches, bordé de velours « cramoisi » pour les médecins et « vert émeraude » pour les pharmaciens.

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Vago :

Abréviation de vaguemestre qui était responsable de l’agence postale et distribuait donc le courrier : lettres d’amour mais aussi revues médicales et paquets, parfois volumineux, d’échantillons de Sargenor, de Laroscorbine ou de Glutaminol, indispensables pour les exams ou les compétitions sportives (les contrôles anti-dopage n’existaient pas encore…)

Vulve :

dénomination plus anatomique que poétique donnée à un petit orifice allongé, mesurant environ deux doigts de largeur, situé à gauche de la veste d’uniforme et destiné au passage de la bélière, sangle à crochet servant à accrocher l’épée pour les cérémonies.

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