Observations Tendons extenseurs des doigts

, par  webmestre3017b , popularité : 67%

Tableau :

Lésions des Extenseurs de doigts
Localisation Malades Âge moyen Lésions Poses SN 13
Doigts
Phalange Maillet 9 29 6 ruptures (après tt. orthop.) 6
Phalange Maillet 9 22 3 plaies 3
Phalange Boutonnière 4 37 3 ruptures, 3
Phalange Boutonnière 4 28 1 plaie 1
M.P. 1 60 1 plaie 1
M. 2 20 2 plaies 2
Pouce
M.P. 2 31 2 plaies 2
C. 1 24 1 plaie 2
TOTAL 19 20

Ces 19 malades représentent 10 plaies récentes des tendons extenseurs des doigts et 9 lésions anciennes siégeant essentiellement dans la région phalangienne : doigt en maillet et doigt en boutonnière.

SN13 Résultats Tendons extenseurs des doigts Légendes des illustrations

SN13 Résultats Tendons extenseurs des doigts

SN13 Résultats Tendons extenseurs des doigts Boutonnière Légendes des illustrations

SN13 Résultats Tendons extenseurs des doigts Boutonnière

SN13 Résultats Tendons extenseurs des doigts Boutonnière Légendes des illustrations

SN13 Résultats Tendons extenseurs Boutonnière

Explications :

Nous avons classé les lésions suivant leur localisation en différenciant :

  • les régions phalangiennes
  • les régions métacarpophalangiennes
  • les régions métacarpiennes et carpiennes

Remarques et résultats :


  • Doigts
    • Région phalangienne :
      • Doigts en maillet
        • Cette lésion de l’appareil extenseur au niveau de son insertion sur la troisième phalange des doigts fait suite à la section ou à la rupture sous-cutanée de sa languette terminale. Elle a été étudiée par de nombreux auteurs : (1) (7) (10) (13) (17) (23) (27) (32) (38) (57) (59) (66) (68) (70) (79) (86) (87) (90) (100)
        • Nous adoptons l’attitude thérapeutique de VERDAN et MICHON :
          • les ruptures incomplètes son traitées par mécanothérapie
          • les ruptures complètes son traitées orthopédiquement par immobilisation en hyperextension sur attelle en ski d’ISELIN durant 5 semaines.
        • Ainsi sur 31 cas de ruptures incomplètes et complètes observées depuis 2 ans, nous avons obtenu, sans intervention, 25 bons résultats. Les échecs de ce traitement et les sections par coupures relèvent d’un traitement sanglant. Ainsi pour nos 9 malades :
          • dans le cas de rupture après échec du traitement habituel, nous avons réalisé une suture en paletot du tendon protégé par un Barb-Wire en utilisant un fil non résorbable de nylon (pas de broche transarticulaire)
          • dans le cas de plaie franche, nous avons effectué une suture simple, bout-à-bout, du tendon protégé par un Barb-Wire utilisant un fil non résorbable de nylon.
        • L’appui distal du Barb-Wire a été réalisé au début transphalangien et transpulpaire (photo), maintenant transunguéal MEYRUEIS (57) (photo). L’appui transphalangienet transpulpaire entraînant parfois nécrose cutanée limitée au point d’appui.
      • les résultats :
        • 1 Très bon
        • 5 Bons
        • 2 Mauvais
          • Cas 1 : Appui du plomb proximal trop important. Érosion cutanée dorsale, raideur.
          • Cas 2 : Facteur congénital sous-estimé.
        • 1 malade non revu à distance.
      • Doigts en boutonnière (1) (16) (21) (26) (29) (43) (44) (48) (55) (66) (68) (80) (87) (91)
        • Cette déformation en boutonnière (1) correspond à une section ou une rupture de la languette médiane de l’appareil extenseur au niveau de l’articulation interphalangienne proximale à laquelle s’associe un glissement antéro-latéral des bandelettes moyennes des interosseux. Après un temps d’évolution se réalise une hernie de l’articulation interphalangienne proximale au travers des éléments de l’appareil extenseur : la boutonnière LANDSMEER (41).
        • Au point de vue clinique, la déformation en boutonnière se caractérise par une demi-flexion de l’articulation interphalangienne proximale en hyper extension de l’articulation interphalangienne distale (photo). cette déformation est disgracieuse et entraîne une incapacité fonctionnelle. L’atteinte articulaire est constante et se traduit par douleur et gonflement de l’interphalangienne proximale.
        • Le traitement de cette déformation a fait l’objet de nombreuses publications. Il semble que le traitement réparateur primaire de la lésion fraîche soit le traitement idéal : les plaies sont traitées chirurgicalement, les ruptures, vues précocement, orthopédiquement et en cas d’échec, chirurgicalement. Les lésions anciennes posent un problème de technique chirurgicale : la multiplicité des techniques prouve leurs efficacités relatives : procédé de MAIEV (55) de NICHOLS (67) de FOWLER (29) de LITTLER (48) de TUBIANA (91) de CASANOVA (17).
        • Nos 4 malades, 1 plaie et 3 ruptures tardives où l’indication opératoire était formelle, ont été traités suivant une technique particulière au Service, sinon originale, employant le Barb-Wire (MEYRUEIS). En voici les différents temps :
          • Incision arciforme dorsale sur P1 et P2.
          • Libération des bandelettes latérales (2) avec section des ligaments rétinaculaires, individualisation d’une languette médiane dans le cal, trop long, qui recouvre la tête de la 1re phalange.
          • Réparation de l’appareil extenseur :
            • Section de la languette médiane à quelques millimètres de son insertion sur la base de la 2e phalange.
            • Suture en paletot au fil non résorbable de cette languette ; le doigts étant placé en extension maximale
            • Cette suture étant protégée par un Barb-Wire (3 & 4)
            • Suture des bandelettes latérales sur la ligne médiane (1), sans remonter trop loin du côté proximal, afin de ne pas limiter la flexion
          • Le barb-Wire ne suffit pas pour donner une immobilisation complète en extension, il faut donc ajouter une immobilisation externe par attelle pour une durée moyenne de 3 semaines. A l’issue de ces 3 semaines le Barb-Wire est enlevé et la rééducation immédiatement entreprise : le récupération de la flexion étant souvent longue à obtenir.
        • Les résultats :
          • 3 Très bons
          • 1 Bon.
    • Région métacarpophalangienne :
      • 1 Malade, pianiste, agée, présentait une plaie de la 3e articulation métacarpophalangienne avec section de l’extenseur.
      • Mise en place d’un fil d’acier avec harpon, réfection de la brèche articulaire
      • Les résultats :
        • 1 Très bon
          • malgré les lésions associées, cette malade a repris ses interprétations musicales au 45e jour.
    • Région métacarpienne :
      • 2 malades, présentant, tous les deux des lésions du revêtement cutané du dos de la main, lésions par frottement appuyé s’insérant dans un contexte de polytraumatisme
      • Les résultats :
        • 1 Bon
        • I malade non revu à distance

  • Pouce
    • Région métacarpophalangienne :
      • Pour nos 2 malades on note l’importance des lésions associées articulaires et nerveuses.
      • Le Barb-Wire mis en place, nous avons suturé le nerf collatéral et couvert les brèches articulaires.
      • Les résultats :
        • 2 Très bons (mobilité et sensibilité).

  • Pouce
    • Région carpienne :
      • 1 malade présentant à la suite d’une plaie de la tabatière anatomique une section du court et long extenseur du pouce, une section du tendon du 1er radial.
      • Nous avons posé 2 SN13 et suturé le tendon du 1er radial par un point en cadre au fil de nylon.
      • Les résultats :
        • 1 Moyen : malade non revu à distance.

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