[sp_easyaccordion id= »580″]
Mai 68 :
évènement social et estudiantin bien connu sans répercussion pour l’École.
Le Géné, (Med Gal Fuchs) interdit temporairement le port de l’uniforme en ville, les médias ne mentionneront aucun navalais manifestant.
Les cours sont reportés, les examens différés ou donnés. L’externat est aboli, l’internat modifié.
Les enseignants se comporteront différemment selon leurs aspirations. Certains soutiennent les étudiants et le changement, d’autres restent fermes devant cette gabegie possible.
Major :
C’est l’élève classé 1er d’une promotion. Il existe le major d’entrée, éphémère, et le major de sortie qui aura son nom gravée sur une plaque à la salle du souvenir. C’est lui qui lors des défilés porte le fanion de la compagnie (promotion).
Marcus :
Diminutif de Marquevielle, la hantise des 1ère années, capable, par une seule note inférieure à 6 en biochimie, de provoquer le redoublement. Grand adepte du cycle de Krebs, bien qu’on ne l’ait jamais vu sur un vélo.
Marine :
Un des objectifs de certains navalais qui, après une École annexe située dans un port (Rochefort, Brest et Toulon), décidaient que leur carrière se déroulerait à bord des bateaux gris de la Marine Nationale. Cependant, alors que 70% des navalais allaient servir dans la colo (voir ce mot), la tradition marine imprégnait fortement la vie à l’École, depuis le nom de l’École de Santé Navale et l’uniforme jusqu’au vocabulaire du navalais. La fusion allait, à partir du début des années 70, atténuer très lentement ces traditions, à commencer par le nom officiel de l’École, devenue École du Service de Santé des Armées, comme sa sœur jumelle de Lyon-Bron, et l’apparition d’un nouvel uniforme commun à tous les élèves et officiers du Service de Santé des Armées (sauf ceux servant dans les forces).
Matricule :
Numéro attribué à chaque navalais à son arrivée à l’École et correspondant à son classement. Ce matricule le suivra pendant toute sa vie de navalais, se substituant même parfois à son patronyme dans la tête de certains fayots. Les deux derniers chiffres du matricule permettaient de définir une famille matriculaire, le 425 étant, par exemple, le père du 525 et le 325 son grand-père.
Médecine Trop (icale) :
Spécialisation faite en dernière année à Bordeaux (sanctionnée par un diplôme) puis au Pharo en vue des affectations Outre-Mer.
Les navalais reçoivent en trousseau à ce sujet un remarquable ouvrage « Pathologie Exotique » écrit par des anciens coloniaux sous la direction de M. Martin. Il sera supplanté par le « Médecine Tropicale » de Gentilini.
Ménégaux :
auteur d’un ouvrage de Pathologie chirurgicale donné en dotation à tous les navalais dans les années 60. Il servira de référence, à une certaine époque, pour les examens en QCM, de séméiologie et de pathologie chirurgicale.
Moga :
Nom d’une famille bordelaise connue pour sa boucherie (aux Capucins) et par 2 frères (Fanfan, Bambi) rugbymen du CAB. Il s’instaure une amicale relation entre eux et le rugby navalais qui durera jusqu’au centenaire.
Moco :
surnom des marins provençaux (Toulon) par opposition aux marins bretons (Ponantais).
A une époque l’École était composée pour environ 1/3 de Bretons, 1/3 de Moco et 1/3 d’autres.
Mousse :
Désigne familièrement la bière. Alternative un peu plus corsée au lait fraise. Une des boissons favorites du navalais les soirs de piste, elle n’était pas toujours consommée avec la modération nécessaire, avec quelques effets collatéraux en raison d’un degré d’alcool de l’ordre de 4°. Selon la quantité consommée, avait aussi d’incontestables vertus diurétiques.
Mulet :
Les yeux rivés sur le classement et les deux ancres de quelques camarades comme sur la ligne bleue des Vosges, le mulet a une notion plus quantitative que qualitative du travail et accumule les heures de travail en évitant de fréquenter des lieux de perdition que sont, pour lui, le bureau sports ou le cercle et, à plus forte raison de tirer des pistes.
Mur (faire le) :
Seul moyen de sortir de la boîte ou d’y entrer, lorsque c’était interdit ou que l’heure était trop tardive. Nécessitait une bonne connaissance des lieux, quelques talents de grimpeur et un bon sens de l’équilibre. Les deux voies les plus classiques étaient la grille du Géné et la grille Barbey. Pratique rigoureusement interdite par le règlement : Le navalais était parfois attendu en bas du mur par un fayot, ce qui entrainait automatiquement une fiche de punition.
Mutante :
Fœtus de sexe féminin. Espèce apparue à la boîte en 1974 pour le bonheur de tous, sauf des mulets car la concurence à la Bibale et pour les ancres, allait devenir encore plus féroce que par le passé. On se souvient du Titre de la pièce féministe jouée à l’Aiglon en leur honneur : « Manions les squaws ou le salaire du trappeur ».